
Millions, mineurs et rumeurs
Par HOCKEY30.com
Les médias de Boston sont un peu bipolaires par les temps qui courent.
D'un côté, ils sont très enthousiastes vis-à-vis de leur équipe. La majorité des journalistes rapportent que les partisans des Bruins ont rarement compté sur une équipe aussi compétitive que celle de l'an prochain. Comme l'on dirait au Québec, ça sent la coupe à Boston!
Malheureusement, tout n'est pas rose chez les Bruins. Le directeur général de l'équipe, Peter Chiarelli, flirte dangereusement avec le plafond salarial. En fait, il possède à peine plus d'un million de dollars disponibles. (1,687 M$ plus exactement(. Le problème est que Chiarelli doit encore signer beaucoup de joueurs. Tout d'abord, il doit mettre sous contrat le premier choix de l'équipe, Tyler Seguin. Ensuite, il doit accorder une entente à Blake Wheeler, qui passera en arbitrage aujourd'hui. Résulat? Il est évident que les Bruins devront réaliser une transaction afin de soulager la masse salariale de quelques millions.
Le candidats à échanger ne sont pas difficiles à chercher: Marc Savard, Tim Thomas et Michael Ryder seraient tous sur le marché en ce moment.
Marc Savard représente un cas extrêmement compliqué. Son contrat doit faire peur à plusieurs équipes (7 M$ en 2010-2011, 7 M$ en 2011-2012, 6,5 M$ en 2012-2013, 5,5 M$ en 2013-2014). Savard aurait accepté de lever sa clause de non-échange pour seulement 3 équipes: les Maple Leafs de Toronto, les Sénateurs d'Ottawa et les Blackhawks de Chicago. Le joueur de centre peut oublier Toronto et Chicago, car ces équipes aussi ont le couteau sous la gorge en ce qui a trait au plafond salarial. Pour ce qui est des Sénateurs, la seule façon que Murray accepte le contrat de Savard est s'il arrive à échanger Jason Spezza. Si on se fie à nos informations, cela n'arrivera pas. Savard devrait donc débuter la saison à Boston, à moins d'un revirement majeur.
Tim Thomas aussi sera difficile, voire impossible à échanger. Le directeur général des Bruins était conscient de l'immense talent de son jeune gardien, Tuuka Rask, mais pensait qu'il lui fallait plus de temps pour se développer dans la ligue américaine. Voilà pourquoi il a accordé un contrat de 4 ans pour 20 M$ à Tim Thomas en avril 2009. Quelle erreur!! D'accord, cela est facile à dire maintenant que Rask s'est établi comme le gardien numéro un de l''équipe, surtout que Thomas a tout de même gagné le trophée Vézina en 2008-2009. Mais en tant que dirigeant professionnel, Chiarelli aurait dû savoir que le style peu conventionnel de Thomas, ainsi que son âge avancé (36 ans) pouvaient être synonymes de feu de paille. Que peut faire le dg des Bruins maintenant? Thomas a accepté de lever sa clause de non-échange, mais qui en voudra? Le vétéran américain empochera 6 M$ la saison prochaine (5M$ en 2011-2012 et 2M$ en 2012-2013). Aucune équipe acceptera de payer ce salaire faramineux à un vieux gardien dont le style acrobatique est peut-être unique, mais de plus en plus inefficace. D'autant plus que plusieurs gardiens sont encore disponibles sur le marché des joueurs autonomes, Marty Turco et José Théodore par exemple. Le dg des Bruins a aussi commis un véritable vol en allant chercher Tuuka Rask contre le gardien déchu Andrew Raycroft en 2006. Mais il faut admettre qu'il s'est trompé sur toute la ligne dans le dossier Tim Thomas. Comment corrigera-t-il son erreur?
Pour ce qui est de Michael Ryder, Chiarelli n'a pas le choix. Il doit racheter son contrat. Avec seulement 1 an qui reste à son contrat (4 M$), Ryder est sur la pente descendante si l'on compare sa saison 2008-2009 (27 buts et 26 passes) à 2009-2010 (18 buts et 15 passes). Si les Bruins décident de racheter son contrat, l'équipe devra payer 1.33 million de dollars par saison pour les deux prochaines années. Chiarelli a beau affirmer qu'il désire garder Ryder, on peut le soupçonner d'avoir très envie de lui montrer la porte de sortie.
À suivre...

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